Réflexion partagée

 

Le Clan des Hauts Lacs et Elféhéïr sont deux histoires qui se lisent en parallèle l’une de l’autre.

Les deux personnages centraux, Danael et Ethan, se ressemblent sur beaucoup de points avec chacun, leur propre personnalité et expériences.
L’un est un jaguar et un Aura, l’autre est un loup et un elfe bleu. Les deux se battent pour que leurs multiples identités soient reconnues et respectées.
Leur parcours de vie les a endurcis sans pour autant altérer les êtres sensibles qu’ils sont au départ. Tantôt fragiles, tantôt audacieux, passionnés ou en colère, ils sont devenus méfiants pour simplement survivre et réapprennent, non sans difficultés, à renouer avec les autres, à reposer les bases d’une nouvelle confiance. En cela, ils sont aidés soit par les liens du sang et du cœur pour Danael et son frère Noah, soit par des liens d’amitié très forts comme pour Ethan et Cybel.
Cette double histoire se raconte en six tomes, quatre pour le Clan des Hauts Lacs (Danael, Résilience, Chamane, Sirènes), deux pour Elféhéïr (Hybride Bleu, Elfe Bleu).

J’explique dans un précédent article de ce blog (comment suis-je arrivée à écrire des romans ?) comment ces deux histoires sont venues à moi courant l’été 2015. Je raconte que je m’étais allongée pour une courte sieste et que je me suis réveillée avec Danael en tête, le schéma d’ensemble, les grandes lignes, des séquences de textes déjà au bout des doigts. Abasourdie d’avoir imaginé un truc pareil, j’ai été prise de frénésie et j’ai commencé à écrire pour ne rien oublier.

Aujourd’hui, pratiquement à la fin du troisième livre (Hybride Bleu) et en prenant de la hauteur sur ces quatre dernières années, je réalise que je suis juste en train d’écrire l’histoire de ma vie à la mode garou.
Pour faire court, mon père nous a abandonné mon frère et moi. Ma mère s’est remariée avec un homme violent, la méchanceté chevillée au corps et l’alcool mauvais. Le jour de mes dix-huit ans, je me suis retrouvée à la rue avec pour bagages trois sachets poubelles de fringues et deux cartons d’affaires et de livres scolaires, sachant que je passais mon bac deux mois plus tard. À la même époque, j’obtenais la tutelle de mon frère devant le juge des enfants. C’était il y a plus de trente ans.
D’autres obstacles et épreuves ont jalonné ma vie. A dix-huit ans sans un sou en poche, j’ai arrêté mes études et je suis entrée dans le monde du travail par la petite porte. Il y a eu des moments durs, difficiles et des moments de grandes joies et de belles victoires. J’ai rencontré, à vingt-neuf ans, l’homme de ma vie, celui qui m’accompagne depuis vingt ans. Nous avons affronté ensemble les vagues suivantes avec l’avantage d’être désormais deux et j’ai eu avec lui deux merveilleux enfants.

Voilà ce que racontent mes livres. Je n’ai pas besoin de m’inspirer ailleurs, je porte tout dans mes entrailles, jusqu’au saut en parachute (voir photo de mon article blog, Allez je me lance), le canoé de mes primes jeunesses, le curry d’agneau, le gâteau au chocolat ou mon fils qui du haut de ses onze ans plonge dans une bagarre pour aider un gamin de primaire se faisant racketter. Je ne sais toujours pas aujourd’hui si je dois en être fière ou folle d’inquiétude, mon seul soulagement, et encore, est de savoir que mes deux enfants font de kick et du judo.
Mes livres sont un élan d’amour pour tous ceux qui m’entourent, à la mode métamorphe, car il n’y a pas à dire, ils sont vraiment trop BG (traduction de mes enfants, Beaux ou Belles Gosses). 😊
Des histoires à partager, juste pour le plaisir de lire et de passer un agréable moment de détente…
Une manière de faire du beau sur un terrain initialement hostile.
Belle lecture à vous.

À bientôt.

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