Les temps du récit – présent ou passé

Quelle prise de tête !

 

C’est vrai quoi ? J’avais juste envie d’écrire et de raconter une histoire.
Ben non ! Il faut choisir le temps adéquat adapté au récit.

 

Facile présenté ainsi. 😕 
Mon œil ! Six fois que j’ai dû réécrire Danael.
Bon, maintenant j’ai compris, mais tout de même.
Approchant la moitié du siècle… Oh mon Dieu ! Est-ce que cela fait de moi une Vieille ?
Reformulons. Approchant la cinquantaine… Ou, à l’aube de…
Bon je laisse tomber. Il est clair que mon bac et les cours de français c’était vingt ans avant ce nouveau millénaire…
Alors temps du récit, ah bon, il existe un temps précis pour écrire un récit ?
Spontanément quand j’ai commencé à écrire j’ai utilisé le présent. Mais entre tous les « flash-back » de la première partie, ça coinçait entre l’imparfait, le plus-que-parfait, le passé composé et le passé simple. Pour harmoniser l’ensemble, le mieux était d’opter pour un récit au passé avec des temps du passé.
Ensuite je voulais mordicus garder la seconde et troisième partie au présent. Rendre le combat des lions plus intense, mettre la pression. J’étais persuadée que le présent les rendrait plus vivants. Ben non. Il restait des « zones » de confusion balayées par des temps du passé, mais toutes mélangées.
OK, OK, je gère et je reprends. Mais entendons-nous, la troisième partie reste au présent. Le moment où Danael saute en parachute à plus d’éclat au présent, ou le moment où il aligne tous les anciens. Un pur bonheur de moment présent.
« Au final, je ne vois pas l’intérêt de garder cette troisième partie au présent, car cela n’apporte rien de plus à l’histoire » signé ma correctrice. (Très efficace au passage).
Sauf que là, je pleure. Je suis une incomprise, je fais mon Caliméro.
Têtue, mais pas obtuse, je reprends cette troisième partie et la réécris au passé. Je reste toutefois dubitative et je relis une dernière fois l’ensemble de ma fabuleuse œuvre (si déjà, autant me lancer des fleurs), pour vérifier si tout est cohérent et fluide et…
Ben mince alors, écrit au passé, le tout se tient. Rien n’est déformé, les sensations sont là, mes personnages gardent leurs merveilleuses personnalités, mes scènes restent intenses. TOP !

Donc dans les trucs et astuces des auteurs néophytes, glanés sur le Net et autres.
Le temps de l’histoire n’est pas le temps de la narration.
Le temps de l’histoire est l’époque où se situe l’histoire et l’ordre dans le lequel les actions se déroulent.
Le temps de narration est le temps utilisé par l’auteur pour raconter son histoire.

On utilise le temps du récit au passé quand le narrateur raconte des évènements et des faits passés en s’appuyant sur des repères chronologiques.
Les temps en question sont : le passé simple, l’imparfait, le plus-que-parfait.
L’imparfait s’utilise pour parler d’une action qui a duré un certain temps, décrire un paysage ou une situation, ou une situation qui se répète. (Tous les matins, je buvais mon café.)
Le plus-que-parfait situera une action qui s’est déroulée avant l’action décrite à l’imparfait. (Tous les matins, je buvais mon café qui avait été préparé la veille.)
Le passé simple est utilisé pour décrire une action unique dans un temps défini ou une succession d’évènement. Chaque action se suit dans l’ordre où elles sont écrites et ne peuvent être inversées. (Je remplis ma tasse de café et je le bus ; l’inverse étant plus compliqué).
En résumé, le passé simple et l’imparfait se côtoient en permanence dans un récit au passé. L’imparfait permet d’exprimer une certaine durée alors que le passé simple décrit une action soudaine et ponctuelle.

On utilise le temps du récit au présent quand le narrateur raconte les actions ou les sentiments qu’il ressent, au moment où il les vit, dans l’instant présent.
Les temps en question sont : le présent, le passé composé, l’imparfait.
Le présent exprime les faits ponctuels (il remplace le passé simple du récit au passé). Il est aussi utilisé pour la description (à ce titre, il remplace l’imparfait).
Le passé composé relatera une action terminée et révolue du passé.

J’ai bien appris ma leçon. Seulement, gardons sous silence les règles du futur et du futur antérieur. Si, si, cela existe aussi.
Même si, et c’est mon âme rebelle qui se manifeste, j’ai déjà lu plusieurs « romans modernes » qui utilisaient désormais un temps de récit au présent.

« Voilà ce que je pense ». Je recommencerai (têtue, je l’ai dit plus haut). J’ai réellement envie d’écrire une histoire au présent, sans tomber dans les travers et les écueils vécus avec Danael. Pas pour la série des Hauts Lacs ni pour Elféhéïr. Peut-être pour Contrat de Guerre. Oups, je viens de me spoiler ! D’accord, « ça viendre, ça viendre », un livre après l’autre et tout dans la tête. Je ne vous explique même pas le boucan !
Allez, si vous avez des petites choses à rajouter ou des conseils à donner, pour nous tous, la petite case commentaire, là en dessous, et on s’entend, pas grave s’il y a des fautes (voir mon précédent article sur le sujet).

À bientôt. 😉 

 

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